Journée portes ouvertes 2027 : construisez votre avenir à l’IFME
Le samedi 23 janvier 2027, de 9 h à 16 h, l’IFME ouvre ses portes à Nîmes aux futurs étudiants, aux personnes en reconversion et aux professionnels. Au programme :…
Composante de l’Université de Nîmes - EPE
Trois étudiantes EJE de deuxième année, un stage partagé au Centre d’Art Contemporain de Nîmes et une même mission : créer une rencontre entre l’art et la petite enfance. À partir de l’exposition La Gauchère de Marion Cachon, elles ont imaginé une visite contée et des propositions éducatives adaptées aux enfants de 0 à 7 ans. Quelques mois plus tard, cette aventure les a conduites jusqu’aux Girafes Awards, où leur projet reçoit le Prix étudiant 2026.
Elles vous content cette belle aventure.
Dans le cadre de notre deuxième année de formation d’Éducatrices de Jeunes Enfants (EJE) à l’Institut de Formation aux Métiers Éducatifs (IFME) de Nîmes, nous avons toutes les trois effectué notre stage au sein de la même structure, au Centre d’Art Contemporain de Nîmes (CACN). Notre mission avait un objectif central : créer une rencontre entre l’art et la petite enfance, en rendant accessible aux jeunes enfants une exposition déjà présente dans notre lieu de stage.
Cette exposition, La Gauchère, de l’artiste et graphiste Marion Cachon, n’avait pas été spécifiquement pensée pour un public de jeunes enfants. Notre travail a donc consisté à nous demander comment permettre à des enfants de 0 à 7 ans de la découvrir, de se l’approprier et surtout de la vivre à leur manière.
Parallèlement, la Semaine Nationale de la Petite Enfance, organisée autour du thème « Des équilibres », nous a offert l’occasion de donner une nouvelle dimension à cette mission.
De ce travail est progressivement né notre projet : « L’Autre Main – À hauteur d’enfant : trouver son équilibre autrement ».
La Gauchère, de l’artiste et graphiste Marion Cachon
La Gauchère est un projet de recherche et de création au long cours mené par la graphiste Marion Cachon. Déployé sous la forme de conférences, d’expositions et d’une publication textuelle et visuelle. Le projet « La Gauchère » s’attache à interroger un angle mort structurel du design : la place accordée aux gauchèr·es dans l’appréhension du quotidien.
La Gauchère interroge nos habitudes et notre rapport aux objets du quotidien, dont beaucoup sont pensés pour les personnes droitières. Les droitiers étant majoritaires, leurs gestes et leurs usages constituent souvent la norme à partir de laquelle notre environnement et de nombreux objets du quotidien sont pensés. Les gauchers apprennent donc à composer avec cet environnement : s’adapter, modifier leurs gestes et parfois trouver une autre manière de faire.
L’exposition de Marion Cachon vient justement jouer avec ce rapport entre gauchers et droitiers. Elle questionne nos habitudes et déplace notre regard sur les différences, mais aussi sur la « maladresse » parfois associée aux gauchers. Ce qui peut être perçu comme maladroit peut aussi être le résultat d’un environnement qui n’est tout simplement pas pensé pour la main que l’on utilise.
Et le hasard a voulu que cette exposition trouve un écho tout particulier au sein de notre groupe : sur trois étudiantes, deux d’entre nous sont gauchères. Pour une fois, les gauchères étaient donc majoritaires !
Nous nous sommes naturellement reconnues dans certaines situations évoquées par l’exposition. Des gestes, des adaptations ou de petites difficultés du quotidien qui peuvent passer inaperçu lorsque l’on est droitier nous étaient familiers. Nous n’avions pas réellement besoin d’imaginer ce que pouvait signifier évoluer dans un environnement principalement pensé pour l’autre main, nous le connaissions déjà.
Cette proximité avec le sujet a rendu notre rencontre avec La Gauchère particulièrement naturelle. L’exposition nous parlait directement et il nous semble évident de chercher à transmettre cette vision aux enfants. Non pas pour opposer gauchers et droitiers mais pour leur permettre d’expérimenter une idée simple : ce qui parait évident pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. Changer de main, de point de vue ou de repères permet alors de découvrir autrement une situation que l’on pensait connaitre.
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